Fiche Auteur

PINGEOT Mazarine

Littérature

Biographie

Professeure agrégée de philosophie, Mazarine Pingeot enseigne à l'Université de Paris VIII Saint-Denis.


Parallèlement à une carrière journalistique – notamment en tant que chroniqueuse pour les émissions littéraires Field, Mazarine Pingeot se fait aussi connaître des critiques par ses romans. Son Premier roman, sorti en 1998, est vendu à 60 000 exemplaires. De même, l’essai Ils m’ont dit qui j’étais, paru en 2003, a su séduire les critiques. 

 

Source : Editions Julliard

Bibliographie

 

1998      Premier roman, Julliard
2000      Zeynn ou la reconquête, Julliard
2003      Ils m'ont dit qui j'étais, Julliard
2005      Bouche cousue, Julliard
2007      Le Cimetière des poupées, Julliard
2010      Mara, Julliard
2011     Pour mémoire, Julliard


Pour mémoire, Julliard, août 2011, 85 p.

Mazarine Pingeot ose un texte aussi violent que personnel où elle met en scène un adolescent d’aujourd’hui, dévasté par la découverte de la Shoah. Pourtant, ni lui ni sa famille n’ont été touchés par le génocide. Mais enfant, il a vu à la télévision des images qu’il n’aurait pas dû voir- le cauchemar trop réel du film Nuit et Brouillard d’Alain Resnais. C’est l’histoire de cet adolescent qui n’a plus trouvé le sommeil, et décidé de ne plus manger. Qui a construit son existence sur une obsession, celle de ces scènes d’extermination massive, et qui s’y est perdu, à force de s’interroger. Comment cela a-t-il été possible ? Comment vivre parmi les hommes après ça ? Comment être un homme ? Sous la forme d’un monologue introspectif, le garçon devenu adulte raconte le choc, la douleur, les délires, la descente aux enfers, depuis l’enfant brusquement orphelin de ses frères humains, à l’adolescent anorexique qui mène une lutte intransigeante contre le bonheur, confondant devoir de mémoire et devoir de souffrance. Et nous écoutons, dans un texte aussi court que percutant, le cheminement de cette conscience. L’auteur retrouve des thèmes qu’elle tisse en les variant d’un livre à l’autre, construisant une œuvre sombre et singulière. Mais cette fois, c’est l’individu qui s’en prend à l’Histoire, et tente de la soumettre. Source : Editions Julliard